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Y a-t-il une vie après la démocratie ?

La démocratie, c’est formidable... sauf si vous n’êtes pas d’accord avec la majorité, qui peut vous écraser. Au nom de quoi et de quelle façon une minorité peut-elle faire valoir « démocratiquement » ses droits ? Autrement dit, comment améliorer et dépasser la démocratie parlementaire classique, dont nous avons hérité du XVIII° siècle ? On parle beaucoup de « démocratie participative » aujourd’hui, mais au fond, de quoi s’agit-il ?

Vous connaissez la fameuse phrase de Winston Churchill : « La démocratie parlementaire est le pire des régimes... à l’exception de tous les autres. » Dans les années 70 et 80, les « nouveaux philosophes » français (André Glucksmann, Christian Jambet, Bernard-Henri Lévy, le couple Broyelle, etc) marquèrent leur époque en découvrant le goulag, grâce à Soljenitsyne, en reniant le marxisme de leur jeunesse et en reconnaissant que les « libertés bourgeoises », ou « formelles », dont ils s’étaient gaussés en tant que maoïstes, représentaient en réalité un immense progrès de l’humanité moderne. Il ne viendrait à l’idée d’aucun humaniste, aujourd’hui, de renier les vertus de la démocratie représentative classique. Mais de nouvelles données sont apparues, qui changent le paysage politique et social, nous obligeant tous à réfléchir à la suite de l’aventure. Par exemple : le niveau de culture général s’élève irrésistiblement ; l’information, même si elle est toujours manipulable et manipulée, est de mieux en mieux partagée, notamment grâce à internet ; les changements de mœurs et les brassages de population font émerger des minorités nouvelles, qui revendiquent de décider de leur sort ; et puis de nouveaux périls surgissent, mettant en danger la survie biosphérique elle-même et nécessitant que se dégagent de nouvelles manières d’accéder au consensus citoyen. Tout cela donne un énorme bouillon de culture politique, dans lequel il n’est pas toujours évident de s’y retrouver. Voici quelques éléments sur la question, que nos reportages nous ont fait rencontrer.


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