page d'accueil


Recherche




Sommaire du Numéro
   
Dernier numéro


        
 
  « S'asseoir et faire l'intérieur Net... »   
 
LES DOSSIERS CLÉS
 


Jean-Marie Pelt
Botaniste, écrivain, homme politique

« En parler, échanger, dans le but d’agir bien sûr. C’est une rude bataille contre l’argent... Aujourd’hui, nous sommes dans l’urgence. Le temps des avertissements est passé. »

Engagé avec véhémence dans la politique (contre les OGM notamment),
J.-M. Pelt pense que tout est parti d’une rupture radicale.

C’est quoi le problème ?
Le problème, c’est le rapport complètement inadéquat avec la nature : au lieu de la jardiner avec amour, nous l’exploitons. Ce n’est pas de l’avoir labourée un jour, c’est de l’avoir brutalisée. Les premiers jardins ont été faits par des femmes, de manière toute féminine... Ensuite on a pris des socs, puis des tracteurs, puis d’énormes bulldozers et maintenant on casse tout. On a droit aux technologies, on n’a pas le droit d’en faire un mauvais usage - Je suis convaincu que les dérèglements écologiques viennent d’un profond désintérêt pour la terre. Le fait de ne pas l’aimer, tout part de là.

Mon pire cauchemar ?
Ce serait que les OGM soient tout d’un coup à l’origine d’une maladie virale dévastatrice, que personne n’avait prévue - aussi imprévue que la vache folle et le sida. Un agent pathogène redoutable dont on ne saurait se débarrasser et qui se répandrait à toute vitesse à travers la nature. Même les végétariens ne pourraient plus manger !

Quelles solutions...
Le premier pas, quand je parle de ces questions avec des gens conscients - comme vous ! - c’est de remettre tout ça sur des rails pour réussir le siècle qui vient, grâce à la sensibilité des jeunes. Il est frappant de constater que même des jeunes sans préparation aucune sont archi sensibles à la disparition des bosquets, des haies, des bois... En parler, échanger, dans le but d’agir, naturellement ! C’est une rude bataille contre l’argent, contre Mamon. C’est lui l’adversaire. L’argent est très puissant. Il pousse les hommes à exploiter violemment cette société qui consomme et consume en même temps. Par rapport à ça, il n’y a que la solidarité, l’amour de la terre et l’amour des hommes. Aujourd’hui, nous sommes dans l’urgence.
Le temps des avertissements est passé. C’est le temps de la panique. La moitié des bulletins d’info sont consacrés à l’écologie. Nous sommes dans l’œil du cyclone. Une position très précaire !

 

Sommaire du dossier

Retour à la page d'accueil


© NouvellesCles.com tous droits réservés