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Le tantrisme
fascine. Il est généralement compris en Occident comme une façon
d’intégrer la sexualité à la spiritualité. C’est à la fois vrai
et faux. Vrai, parce que la sexualité est au cœur du monde et
qu’elle offre une occasion unique de dépasser la dualité. Faux,
parce que la plupart du temps, notre sexualité est coupée du reste
de la vie. À en croire les tantrika, nous ne savons pas vivre
- nous « pensons » plutôt la vie. Et notre activisme nous englue
dans la réalité. Quand certains groupes new age, ou la presse
- de VSD à l’ancien Événement du jeudi - proposent d’affriolants
stages ou articles sur « l’amour tantrique », ils feraient mieux
de parler de thérapie. Ou de Kama sutra. En fait, sur cent vingt
ou cent trente pratiques tantriques majeures, trois ou quatre
seulement sont explicitement sexuelles. Mais alors, le Tantra,
c’est quoi ? Voilà ce que peuvent en dire, à travers leurs propres
grilles, quelques pratiquants occidentaux de cette fin du XXe
siècle.
Une
enquête de Laurence Vidal.
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