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A
la lumière de son cheminement intérieur, Annick de Souzenelle
nous invite à la redécouverte de notre nature divine. C'est avec
un regard neuf qu'elle scrute les textes bibliques et l'alphabet
hébraïque et nous livre les secrets de notre devenir. Par-delà
son affiliation au christianisme orthodoxe, elle est aussi une
femme de son temps, cultivant amour de la tradition et art du
psychothérapeute - l'apport de la psychanalyse est pour elle indéniable.
Son enseignement véhicule un souffle régénérateur puissant et
constitue une formidable dynamique pour nous aider à comprendre
et à grandir dans l'émerveillement de la tâche à accomplir.
A.
de Souzenelle - D.R.
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Nouvelles
Clés : L'homme aujourd'hui, quel est-il ? Quelle étape vit-il ?
Annick de Souzenelle : L'homme patauge encore dans le psychique.
Il est l'Homme du 6e jour de la Genèse, un homme en gestation
qui
n'a pas laissé germer la conscience en lui, mais qui est à la
veille
de le faire. Face aux problèmes qui le menacent, il ne peut rester
dans une logique "animale" ; il lui faudra accéder à la conscience
pour sortir du labyrinthe qu'il s'est créé. Il faudrait être aveugle
pour ne pas voir que cela est déjà en marche. Nous vivons cette
percée du nouvel homme qui cesse d'être un "forgeron de l'extérieur"
pour oeuvrer dans la forge intérieure.
N. C. :
On ne peut évoquer
le monde contemporain sans évoquer le danger nucléaire, les pollutions
diverses et la violence qui prend de multiples formes partout
sur la planète. L'homme ne sera-t-il pas assez fou pour se détruire
lui-même ?
A. de S. : L'homme d'aujourd'hui est encore sous l'emprise
des passions psychiques. Il a banalisé et normalisé l'état de
chute ; il accomplit à l'extérieur ce qu'il n'accomplit pas dans
son cosmos intérieur et se trouve dépourvu devant les forces ainsi
libérées, telle la force nucléaire. Il ne peut dominer une vie
qui lui échappe ; d'où les peurs qui l'habitent, génératrices
de guerres et de violences. Ce n'est qu'au prix de ce
retournement de l'extérieur vers l'intérieur, à la lumière d'une
urgente prise de conscience que l'homme ouvrira son noyau intérieur
et accomplira le Dieu qui est en lui.
N. C. :
Et si le retournement ne se faisait pas ?
A. de S. : Je ne peux y croire. Dans les textes, l'homme
est déjà sauvé, accompli dans sa dignité. La résurrection du Christ,
c'est celle de chacun d'entre nous au terme de son accomplissement.
C'est dans notre inconscience que nous ne sommes pas ressuscités.
N. C. :
Pourquoi avoir choisi la tradition judéo-chrétienne pour comprendre
l'aventure humaine ?
A. de S. : D'abord parce qu'elle constitue notre racine
culturelle. Comme beaucoup d'autres, j'ai eu à un moment de ma
vie le besoin d'aller vers 1'Inde et des religions orientales.
Ma rencontre avec l'Église orthodoxe de France a décidé de mon
retour à l'Évangile et aux textes bibliques ; leur richesse est
immense. Après 30 ans d'expérience dans cette tradition, je suis
de plus en plus dans l'émerveillement. Et c'est dans l'émerveillement
que je découvre l'histoire d'Adam, celle du peuple hébreu et celle
des femmes de la Bible, comme étant ma propre histoire, la vôtre,
celle de l'humanité tout entière. Quant à la langue hébraïque,
je la découvre aussi sous-tendue par le verbe divin lui-même !
N. C. :
La tradition serait alors bien vivante et nous arlerait à différents
niveaux accessibles en fonction de notre propre niveau de conscience
?
A. de S. : Cette communication avec elle est aussi forte
que l'est notre désir ; avec elle nous cheminons dès lors que
notre coeur s'est ouvert, jusqu'à la mort et la résurrection du
"fils" en nous.
N. C.
: Ce "fiIs", quel est-il ?
A. de S. : En hébreu, le mot "fils", "Bar", désigne aussi
"le grain de blé" : une seule loi recouvre la vie de ces deux
êtres : le grain de blé doit mourir dans la terre extérieure pour
croître et donner un nouvel épi. Le "fils", ce grain d'incréé
en nous, nous oblige à mourir dans nos terres intérieures pour
donner le fruit de l'Arbre de la connaissance : "si le grain ne
meurt...", dit le Christ. Et Lui, fils de l'Homme total (l'humanité)
meurt et ressuscite pour qu'il donne son fruit !
L'arbre
de vie, encre de Michel Mille - DR.
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N. C. :
Votre tâche en tant que "transmetteur" du message biblique quel
"effort" constitue-t-elle ?
A. de S. : Quand l'homme recherche Dieu, il n'y a pas d'effort.
C'est un travail amoureux et partager ce que l'on vit est une
joie. Mon travail sur la Genèse n'est qu'un marche-pied qui un
jour sera dépassé dans une plus grande conscience des textes.
Ceux-ci sont une colonne vertébrale vivante. Ils nourrissent et
contri- buent à la verticalisation de l'homme.
N. C.
: En tant que femme comment vivez-vous le péché dont Eve s'est
rendue coupable et qui fût, nous ne pouvons le nier, le
début d'un net ostracisme pour la femme ?
A. de S. : Cette Ève qu'on a dit saisie par le serpent
n'est pas la femme ; elle est le premier féminin de la Bible,
Isha, côté ombre qu'Adam a reçu l'ordre de garder et de cultiver;
notre inconscient, en fait. C'est lui qui, chaque jour encore
est saisi par le serpent avant même que nous le sachions, et souvent
sans que nous ne le sachions jamais ! Adam chassé de son Eden
intérieur et retourne vers I'exterieur ne connaît plus que la
femme biologique appelée Ève. Le mariage entre l'homme et la femme
est une vie d'accomplissement renvoyant à la nécessité du mariage
intérieur de chacun. La vie monacale est une autre voie, mais
le rejet de la femme dans un certain type de monachisme me semble
une déviance. En tout état de cause, il ne peut exclure le féminin
intérieur hors duquel il n'y a pas de salut.
N. C. :
L'image de la femme stérile revient souvent dans la Bible, que
signifie-t-elle ?
A. de S. : La stérilité qui affecte dans un premier temps
la plupart des femmes de la Bible, c'est la stérilité intérieure.
Pour les hébreux, faire le fils, c'est faire le fils intérieur.
Dans le mot hébreu qui signifie "stérile", on retrouve la notion
d'"essentiel". Cette stérilité est là pour faire prendre conscience
que la vraie fécondité n'est pas dans l'enfant extérieur.
Le drame de l'humanité, c'est de se satisfaire de ses fils biologiques.
N. C.
: Mais toutes les instances sociales et religieuses n'ont-elles
pas prôné que le but de la vie est dans la procréation et le mariage
?
A. de S. : Ces données ont des conséquences dramatiques
et ont fait oublier à l'homme ce qu'est authentiquement l'être
"religieux" : celui qui se relie au fils intérieur. Là est la
vraie maternité. Le monde des serviteurs et des esclaves dans
la Bible est fécond tout de suite, car biologiquement fécond,
comme tout animal.
N. C. :
Il est dit aussi dans la Bible que "la femme stérile est belle",
ce qui peut surprendre... La femme stérile, c'est l'humanité,
l'Homme du 6e jour que nous sommes. L'Homme du 6e jour est analogue
à l'arbre qui est encore sous terre. Il prend le "sous terre"
pour la lumière. Sa vocation à ce moment-là est de planter ses
racines. Il ne peut à ce stade porter son fruit. Mais cette étape
de sa stérilité est essentielle. C'est le travail de germination
des profondeurs. Il y a donc une nécessité de la stérilité pour
atteindre à la beauté qui naît de la transformation intérieure.
En ce sens, ces femmes stériles, appe- lées à être rendues fécondes
par le souffle divin, sont belles. La beauté, l'harmonie du monde
dépend de ces épousailles avec le féminin.
N. C. :
Et le masculin dans tout cela ?
A. de S. : Il est indispensable ; il n'y aura pas d'enfantement
sans lui. Être mâle, pour l'homme comme pour la femme, c'est être
celui qui se souvient de son inac- compli, c'est donc être conscient
de sa faiblesse ! Il doit se souvenir de cette réalité intérieure
qui est à la fois son futur et son passé : la Adamah, la mère
intérieure qui est là avant Adam et qui recèle le noyau de son
être. C'est cette mère que nous avons à épouser pour devenir l'homme
accompli. Tous les mythes le disent.
N. C.
: Cela crée-t-il pour l'homme une nouvelle exigence ?
A. de S. : Une nouvelle exigence se fait jour, comme lorsqu'on
travaille sur les textes hébraïques. A force de les scruter, si
nous parvenons à un autre niveau de lecture - les hébreux disent
que la Thora peut se lire sur 70 niveaux de lecture - le texte
nous oblige à vivre ce qu'il révèle, sinon il se ferme. Lorsqu'il
s'ouvre, on acquiert une nouvelle intelligence du coeur, et celle-ci
exige de nous toujours plus.
N. C.
: Il s'agit de ce que vous nommez "noces" ou "épousailles"
et dont la connotation est à la fois amoureuse et charnelle...
A. de S. : Oui, mais il existe deux modes d'épousailles.
L'un qui concerne les noces de l'homme avec lui-même (mâle et
femelle au niveau essentiel dont nous venons de parler) ; l'autre
qui concerne les noces de l'homme et de Dieu : au fur et à mesure
que l'homme s'accomplit dans ses premières noces, il se construit
en tant qu'"épouse" de Dieu, pour atteindre aux deuxièmes noces.
L'Adam est féminin par rapport à Dieu, mâle par rapport à son
féminin intérieur, "Ish" (époux) par rapport à "Ishah" (épouse),
mais il est aussi "Ishah" par rapport à Dieu, époux-archétype.
Les épousailles sont donc à deux niveaux et interfèrent dans un
embrassement admirable. Mais c'est en ce sens qu'on ose dire qu'Adam
est le "côté ombre" de Dieu, le féminin de Dieu. Cette double
rencontre ne peut se faire que dans l'acceptation et l'amour et
dans notre dimension chamelle. Les cieux, c'est ici et maintenant,
et cela passe par la réalité la plus concrète. Les noces avec
le divin se vivent dans chacune de nos cellules. Dans cette perspective,
il faut ausi reconsidérer le rapport homme-femme.
N. C. :
Justement ce rapport nouveau entre homme et femme quel est-il
? Quelle mutation sera nécessaire ?
A. de S. : Beaucoup de femmes aujourd'hui vivent les prémices
de cette mutation intérieure et ont reconnu cette dualité intérieure
qui porte en elle-même la dynamique de l'accomplissement. Elles
se sont éveillées plus vite que les hommes. Beaucoup d'entre elles
souffrent de ce que leurs compagnons de vie ne les suivent pas
dans l'éclosion de leur nouvelle conscience. C'est un passage
douloureux qu'elles auront à assumer, souvent au prix d'une grande
solitude. C'est en ce sens que réside en elles le salut du monde
1.
N. C. :
Comment expliquer ce temps d'avance de la lemme sur l'homme aujourd'hui
?
A. de S. : Les deux dimensions : biologique et ontologique,
ne sont pas séparées, et la femme comme nous l'avons déjà dit
est davantage portée vers le sacré et beaucoup plus sensible à
la réalité du mystère qui est en elle. Chaque femme qui porte
un enfant vit en résonance avec ce mystère. Elle vit d'une façon
naturelle une fonction "sacerdotale" qui dépasse infiniment sa
réalité biologique. Avant l'homme, elle semble avoir trouvé son
côté mâle, celui qui "se souvient".
N. C.
: Qui dit s'éveiller dit aussi souffrir ,rencontrer le mal
?
A. de S. : Avoir le désir du face à face avec le divin,
c'est accepter d'être confronté aux "animaux" qui nous habitent
et qui, doués d'une vie autonome, nous dévorent. Là est le mal
constitué par "la chute" dont nous reconduisons chaque jour le
drame, ce qui nous amène à reconduire du même coup la souffrance.
Nous générons alors des événements qui en sont la conséquence
directe, non punition divine, mais effet des lois fondatrices
que notre infantilisme nous laisse ignorer, préférant le concept
facile et déresponsabilisant de "père fouettard" ! Mais même au
coeur de ces événements, si douloureux soient-ils, le retournement
est possible. Chaque épreuve est une possibilité pour nous de
pénétrer nos ténèbres (le féminin) et d'en faire la lumière. Alors
une nouvelle intelligence de la souffrance se fait jour, elle
est lumière jetée sur le chemin de l'accomplissement. Nous sommes
dans l'esclavage tant que nous n'avons pas compris cela. Tout
est dans l'acceptation des événements, là commence la véritable
libération, et l'on perçoit soudain la profonde beauté de la vie.
N . C.
: Ainsi il n'y aurait ni bien ni mal, mais seulement "accompli"
et "inaccompli" ?
A. de S. : Le mal n'existe pas ontologiquement dans la
Genèse, et le mot "péché" signifie en hébreu "mal visé". L'Arbre
de la connaissance du bien et du mal est en fait celui de l'accompli
et de l'inaccompli. Le Christ sur la croix dit : "Tout est accompli."
C'est le passage des ténèbres à la lumière. La résurrection est
déjà là. Il est le véritable fruit de l'Arbre de la connaissance.
C'est celui-là que nous sommes en devenir et qu'alors nous pourrons
manger. Dans l'Eucharistie, le chrétien se nourrit de Lui pour
le devenir.
N. C. :
Comment votre intelligence du monde considère-t-elle ta maladie
?
A. de S. : Elle est la somatisation d'un non-faire intérieur.
Le rôle physiologique de chaque organe et de chaque membre est
sous-tendu par la fonction essentielle de chacun d'eux :
celle-ci concourt à conduire l'homme, "image de Dieu", vers la
"ressemblance", la déification. Devenir des hommes - que nous
ne sommes pas encore - puis des dieux, telle est notre vocation
inscrite dans la programmation de la moindre de nos cellules.
C'est pourquoi la maladie est l'un des langages du corps. A nous
de savoir le déchiffrer et de devenir responsables. Le médecin,
sans le travail du malade, ne peut qu'effacer le langage, c'est-à-dire
déplacer le problème, mais non le guérir .
N. C.
: Comment pressentez-vous le futur de l'homme ?
A. de S. : Avec une grande espérance, car dans la résurrection
du Christ l'humanité est déjà accomplie. Pour l'instant c'est
à la femme, plus avancée sur le chemin, de faire le travail, mais
lorsque l'homme s'y attèlera, tout ira très vite. Il lui faudra
quitter la conquête extérieure pour la conquête intérieure. Cela
lui sera difficile, mais quelle beauté immense il nous donnera
à ce moment-Ià !
DE
LA FEMME ET DE LA VOCATION ESSENTIELLE
Nouvelles
Clés : Annick
de Souzenelle, on ne peut qu'être frappé par l'immense majorité
de femmes qui viennent vous entendre. Que signife ce phénomène
?
A. de S. : La société et les moeurs ont évolué de telle
façon que beaucoup de femmes se sont libérées de la domination
exercée par l'homme et des contraintes de la vie domestique aussi.
Ainsi s'est produit la mise en disponibilité d'une énergie folle,
cette énergie constituant la force même de la femme. En synchronicité,
beaucoup de barrières se sont levées. Autrefois, la force de l'inconscient
était jugulée par des interdits religieux ou moraux. Aujourd'hui,
cette force n'est plus contenue. Les femmes - et l'humanité tout
entière - croient se libérer, mais elles risquent de ne s'enchaîner
que davantage à d'autres "époux", si elles n'entrent pas dans
ce qui est la vraie libération.
N. C. :
Et cette libération, quelle est-elle ?
A. de S. : Il faut bien comprendre que le rapport de l'homme
à la femme est analogique à celui du conscient et de l'inconscient
: l'Adam de la Genèse, "créé mâle et femelle" est "image de Dieu".
A un premier niveau, animal, cette dualité désigne l'homme et
la femme ; mais en tant qu'"image de Dieu", l'Adam est infiniment
plus que l'animal. A ce deuxième niveau, l'Adam (l'humanité totale,
hommes et femmes, chacun de nous) est constitué de deux pôles:
l'un qui "se souvient" (même mot que le substantif "mâle" en hébreu)
de l'autre, "contenant" d'un immense potentiel d'énergies, dont
le noyau est le germe divin, semence de tout être. Ce féminin,
cette réserve d'énergies est un potentiel inouï, qui est à conquérir
- et ceci en chacun comme en l'Adam total. Il est bien certain
que les deux niveaux de lecture ne sont pas étrangers l'un à l'autre
et que l'homme est plus que la femme concerné par la vocation
de conquérant - mais il ne l'a investie jusqu'à aujourd'hui qu'à
l'extérieur de lui-même - et que la femme, plus que l'homme, est
sensible au mystère divin qui habite chacun, mais qui, jusqu'ici,
est resté noyé dans une inconscience quasi totale. La vraie libération
est le retour aux normes ontologiques qui invitent l'homme et
la femme à intério- riser la conquête et devenir conscients du
potentiel divin qu'ils sont et qui, non accompli, peut devenir
diabolique.
N. C.
: Ce féminin-là n'a as grand-chose en commun avec celui qui
fait la une des magazines dits "féminins" ?
A. de S. : Non, évidemment. Le féminin en chacun de nous,
c'est la Adamah de la Genèse biblique, la "grand-mère des profondeurs"
de Jung, celle de notre réalité archétypieue. Elle est notre terre
intérieure, le "côté ombre" qu'Adam ne connaissait pas avant que
Dieu ne la lui révèle (Gen. II, 22) et qu'il doit "épouser". Chacun
d'entre nous en tant qu'Adam est appelé à le faire. Elle est la
totalité de notre cosmos intérieur, tout ce que la psychologie
moderne nous aide à découvrir, ce "féminin" qui appartient aussi
bien à l'homme qu'à la femme.
A.
de Souzenelle a publié en-autres :
- Oedipe intérieure, éd. Albin Michel.
Commander
au Club
- Le symbolisme du corps humain, éd. Dangles.
- Résonnace biblique, éd. Albin Michel.
Commander
au Club
- La lettre, chemin de vie, éd. Dervy- Livres.
- L 'Alliance de jeu, éd. Dervy.
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