Fêtes
de Noël, fêtes de fin d'année : fin d'un cycle. Tout devrait se
calmer et prendre sens.
J'ai toujours été frappé par la formule que l'on applique à cette
période : paix sur terre aux hommes de bonne volonté. Est-elle vraie
? Ou plutôt, est-ce encore un de ces voeux pieux que l'on brandit
pour faire mieux passer la potion amère de la réalité ?
Le monde ne va globalement pas vers la paix, et, pourtant les bonnes
volontés ne manquent pas. Alors ? Alors, comment agir ?
D'abord faire la paix à l'intérieur de soi-même.
Et notre regard, et notre action, s'en trouveront changés.
Une vision angoissée, désordonnée crée réponses ad hoc. Un état
d'être calme, centré, suscite un champ de forces similaire et ce,
par vagues concentriques.
Positiver notre mouvement n'est pas un leurre à seule condition
de ne pas appliquer cette énergie uniquement à nos besoins égotiques.
C'est là que ces termes de fraternité, de compassion, employés par
l'abbé Pierre par exemple prennent leur dimension : agir, mais pour
et avec autrui.
Vieux discours. Vieille clé rouillée. Et pourtant, si c'était la
bonne, de clé ? |