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Depuis
des temps immémoriaux, les êtres vivants utilisent certaines plantes
et fleurs en réponse aux affections, troubles et maladies. En
plus d'y trouver le gîte et la subsistance, le monde végétal nous
procure aussi l'antidote, la cure, quand elle est nécessaire.
Les chercheurs des laboratoires pharmaceutiques chimiques sont
aujourd'hui souvent des explorateurs, des ethnobotanistes. Ils
traquent les recettes secrètes et les remèdes de nos cousins «
primitifs » des milieux « sauvages » ; ceci dans l'espoir de découvrir
dans leurs modes opératoires les produits traditionnels de ces
tribus et les principes actifs qui pourront êtres synthétisés
chimiquement ; ce faisant ils réintègrent dans notre patrimoine
culturel ce que la science en avait exclu et dont elle avait perdu
jusqu'au souvenir.
D'autres chercheurs plus proches d'une pensée sauvage et d'une
logique du sensible entrent en communication avec le monde vert,
établissant des contacts harmoniques subtils avec le règne végétal
et les concrétisant sous formes de produits floraux, d'élixirs,
immédiatement utilisables par tous les êtres vivants, sans avoir
à passer par le lourd complexe industriel pharmaco-médical.
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Élixirs
floraux et médication chimique
Un monde de pensée et un univers de sensibilité séparent ces deux
attitudes ; une même motivation, un même but les réunit : aider,
soigner, guérir, faire recouvrer la santé.
Sur ce qui sépare : les médicaments chimiques traitent majoritairement
les effets, les conséquences, en un mot les symptômes de la maladie
; rarement l'origine, la cause. De plus, il devient rarissime
de trouver un médicament chimique sans effet secondaire, d'où
résultera l'emploi, pour combattre cet effet indésirable, d'un
autre médicament, qui induira vraisemblablement lui aussi un effet
secondaire, qu'il faudra encore combattre... Cela semble sans
fin. Bien sûr il vaut mieux éviter cette spirale.
Les élixirs floraux traitent l'être dans sa globalité, le praticien
ne s'occupe pas de la maladie mais du patient, de sa personnalité,
de la cause ou de l'origine du trouble ; il proposera l'élixir
floral qui aidera au rétablissement de l'équilibre émotionnel,
psychologique. Aucun effet secondaire ne sera induit par les produits
floraux et l'harmonie sera retrouvée en peu de temps et avec elle
la joie et le plaisir de vivre.
Ce sont très schématisés les comparaisons que l'on peut faire
des deux médecines :
- Les médicaments chimiques visent la maladie.
- Les remèdes floraux s'adressent au patient.
La médecine occidentale moderne a la fâcheuse habitude de ne tenir
pour vrai que ce qui peut être pesé, étudié et prouvé dans notre
système médical ; donc exit les médecines traditionnelles, chinoise,
indienne, orientales, plusieurs fois millénaires. Deux médecins
occidentaux, à un siècle de distance, ont pourtant bâti des systèmes
médicaux hors de l'orthodoxie traditionnelle et qui tous deux
déclarent « s'occuper du patient, pas de la maladie ». Halhnemahn,
l'inventeur de l'homéopathie, Bach, l'inventeur des élixirs floraux.
Décédé en 1936, Bach devait faire école pour la réalisation de
nouveaux élixirs floraux à partir des années 1980. Partout sur
notre planète, en Californie, Australie, Alaska, Brésil, Argentine,
Himalaya, Inde, et dans les pays européens, des praticiens de
la méthode Bach, se décidèrent à appliquer sa méthode de préparation
à la flore locale. Ceci explique en partie aujourd'hui le très
grand nombre de remèdes floraux, alors que les 38 remèdes de fleurs
du Dr Bach sont restés seuls durant près de cinquante ans.
Les producteurs contemporains déclarent que leurs remèdes concernent
des problèmes qui ne s'exprimaient pas avec la même acuité à l'époque
de Bach, et qu'ils visent des secteurs en rapport avec la créativité,
la sexualité, une certaine expression spirituelle.
Cependant, on peut noter qu'il n'y a pas d'antagonisme entre ces
différents systèmes floraux et que bien souvent, on peut les combiner
de manière profitable, sans qu'en résulte aucun inconvénient ou
effet secondaire.
L'une des caractéristiques les plus frappantes de cette forme
de guérison est qu'elle est entièrement inoffensive. Il n'en résulte
aucun inconfort et elle est associée aux plus purs et aux plus
beaux éléments de la nature. A part quelques exceptions, toutes
les plantes utilisées sont sauvages, elles poussent librement
sans la moindre interférence de l'homme.
Les élixirs floraux, cependant, n'utilisent pas la plante directement
en l'état où nous la trouvons dans la nature, ces remèdes sont
l'Essence de la fleur. Cette énergie guérisseuse est extraite
avec un soin particulier et préservée sous forme de liquide. La
substance subtile obtenue est utilisée pour traiter la cause de
la maladie à un niveau subtil. Tandis que la plupart des médecines
traitent l'expression physique de la maladie à l'aide d'une substance
matérielle, les élixirs floraux traitent l'origine psychologique
de la maladie avec une énergie non visible.
États psychologiques, états physiques
A la question : que sont les élixirs floraux ? Nous répondons
: une méthode de guérison simple et naturelle dans laquelle cer
taines fleurs sauvages sont utilisées.
Une médecine qui tient compte des troubles de la personnalité
du malade plutôt que des symptômes physiques de la maladie. Dès
lors, les observations s'effectuent selon les états émotionnels
et mentaux dans le dessein de traiter les souffrances. Les critères
physiques n'étant plus les seuls à être pris en compte. Une nouvelle
perspective s'ouvre privilégiant l'examen de la manière d'être,
de l'humeur et de la mentalité de la personne, aux dépens de la
maladie ou des effets produits par la maladie.
Est-ce
à dire que les élixirs floraux n'ont pas d'action sur le physique
? Certes non ! Ce n'est pas parce que nous nous préoccupons uniquement
des raisons et motivations émotionnelles et psychologiques que
le physique n'est pas concerné.
Nous savons tous que la rigidification d'une attitude mentale
peut nous amener très vite à une attitude corporelle qui va l'exprimer;
nous pouvons souvent percevoir de sa silhouette et de son attitude
corporelle, avant d'avoir entendu parler quelqu'un, quel type
de personne et de discours nous allons rencontrer ou affronter ;
et ce, sans grand risque de nous tromper.
A contrario, nous savons aussi qu'un assouplissement, un lâcher
prise moral ou mental modifient notre silhouette et nos manières
et que nous sommes perçus et apprécies tout autrement par nos
interlocuteurs.
Il est vrai aussi que le développement d'une maladie ou l'emplacement
d'une gêne ou d'un problème physique nous donnent, en tant que
conseiller floral, des indications sur le tempérament ou le caractère
de la personne qui nous consulte.
Bien qu'il existe de multiples variations dans l'expression des
maladies physiques, leurs causes psychologiques sont relativement
peu nombreuses. Que le patient souffre d'asthme ou de mycose,
le déséquilibre qui conduit à la maladie peut être supprimé si
nous pouvons en établir l'origine.
Donc, le Dr Bach réalisa que le plus important dans la maladie
n' était pas la diversité de ses manifestations physiques mais
les états psychologiques qui avaient occasionné les troubles.
Et il classa ces états psychologiques et trouva pour chacun d'eux
un remède approprié.
Ces remèdes, il devait les découvrir parmi les fleurs des champs
et les arbres en fouillant la campagne à la recherche de ces plantes
qui, il le savait intuitivement, apporteraient l' aide nécessaire
à certains états psychologiques negatifs. La classification de
ces états fut le résultat d'une observation attentive de la nature
humaine et plus spécialement de l'observation des réactions des
différentes personnes souffrant de maladies physiques ou étant
sous l'effet d'un choc émotionnel ou se trouvant dans un état
de grande tension mentale.
Les élixirs floraux pour soulager la
douleur physique
Depuis les années 30, l'application locale et cutanée des élixirs
floraux est une constante dans le traitement des douleurs physiques.
Bien que l'ensemble de la littérature parue sur le sujet nous
propose presque exclusivement le traitement des conditions émotionnelles
et comportementales des êtres vivants, force est de constater
que depuis les débuts de la théorisation et de l'application des
découvertes du Dr Bach, ses élixirs se sont révélés efficaces
dans de nombreux cas pour soulager des problèmes physiques. Nous
allons le constater par la relation de différents cas traités.
Et d'abord le premier, traité par Bach lui-même et rapporté par
sa biographe Nora Weeks : « Peu après avoir découvert
le remède Vervain, Bach est appelé auprès d'un malade qui a glissé
sur le trottoir et s'est fait une mauvaise entorse à la cheville.
Quand il le voit la première fois, la cheville est très enflée,
raide et très douloureuse.
« Le malade est un homme de forte constitution, âgé de cinquante
ans, très impatient puisqu'il pense que cela signifie pour lui
la perte de trois semaines de travail, ce qui est grave d'un point
de vue professionnel. Il est de ces tempéraments enthousiastes
exposés à la tension et au surmenage ; sa forte volonté le
pousse à continuer à travailler alors qu'il devrait se reposer.
« Son impatience indique le remède Impatiens et sa tendance à
la tension et au surmenage associée à son enthousiasme débordant
pour son travail et tout ce qu'il peut faire indique Verveine.
« Deux ou trois gouttes de ces remèdes sont mises dans un bol
d'eau chaude, et une compresse imbibée de ce mélange est placée
sur la cheville. Il lui est prescrit de la renouveler dès qu'elle
sécherait.
« Le jour suivant, il peut s'occuper de ses affaires professionnelles
et, le soir, il marche normalement ; on le voit alors frapper
du pied sur le sol, en déclarant: "Après tout, je ne peux pas
m'être vraiment foulé la cheville !" »
On comprend à la lecture de ce cas la relation évidente entre
l'affection physique et la conformation de personnalité qui l'a
d'une certaine manière induite ; entre le comportement habituel
et le possible traumatisme pouvant en résulter.
Une
relation de cause à effet
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Pour Bach, la relation de cause à effet était évidente : si nous
souffrons, c'est parce que nous faisons souffrir les autres :
« La douleur est la conséquence de la cruauté qui blesse les autres,
elle peut être mentale ou physique. Mais soyez sûrs que si vous
éprouvez une douleur, si vous faites votre introspection, vous vous
rendrez compte qu'une action pénible ou qu'une pensée dIfficile
vous encombre I'esprit ; chassez-les et vous verrez que la douleur
cessera. Si vous souffrez de raideur d'une articulation ou d'un
membre, vous pouvez aussi être certain qu'il ya de la raideur dans
votre tête ; c'est que vous tenez trop à une idée (c'est de
l'idée fixe), ou à un principe quelconque, ou à une convention.
Si vous êtes étouffés par l'asthme ou une difficulté respiratoire,
c'est que, d'une certaine manière, vous êtes en train d'étouffer
une autre personnalité ou bien, vous manquez de courage pour être
dans le juste, ou encore vous vous étouffez vous-mêmes. Si vous
êtes perdant, c'est parce que vous permettez à quelqu'un d'empêcher
la pénétration dans votre corps de votre energie vitale. C'est ainsi
que I'endroit du corps qui a été touché indique la nature de la
faute 1. La main, c'est
une mauvaise action ; le pied, c'est l'incapacité à aider les autres
; le cerveau, manque de contrôle; le coeur, mauvaise gestion (en
excès ou en insuffisance) de ce qui a trait à l'amour ; l'oeil,
difficulté à discerner le juste et à comprendre la vérité quand
vous l'avez devant vous. Voilà comment il est possible de déduire
les raisons exactes et la nature de l'infirmité: la leçon que le
patient doit en tirer et les corrections qu'il lui est nécessaire
d'effectuer. »
Un
problème de vésicule biliaire
Je voudrais ici mentionner deux cas d'utilisations de fleurs de
Bach ayant agi sur le plan physique : Il y a quelques années,
je rencontrai un homme d'une trentaine d'années qui me montrait
une radiographie de sa vésicule biliaire présentant des calculs
; il devait être opéré dans les mois suivant ; il était maigre,
le teint pâle, nerveux, inquiet, irritable. C'était un esthète
assez intolérant qui exprimait une certaine aigreur dans ses propos
et qui redoutait cette opération. Il demandait si les fleurs de
Bach pourraient l'aider à soulager sa souffrance qui était autant
psychologique que physique.
J'ai noté les états d'esprit exprimés en proposant différents
élixirs qui leur correspondaient afin de les apaiser ; ainsi il
eut en même temps de l'Aigremoine, de l'Impatiente, de l'Eau de
Roche, du Saule et du Tremble.
Je le revis trois mois plus tard ; il me dit avoir revu le médecin
qui devait l'opérer avec une radiographie récente; or sur celle-ci,
les calculs n'apparaissaient plus ; son médecin s'était fâché
et l'avait fortement disputé l'accusant de ne pas lui avoir montré
sa radiographie mais celle de quelqu'un d'autre. L'homme lui avait
répondu qu'il n'en était rien et ils avaient vérifié auprès du
radiologue qui avait confirmé qu'il n'y avait pas d'erreur.
A ces mots, le médecin lui avait demandé de quitter son cabinet
et de ne plus y revenir.
Je notai qu'il était toujours maigre au teint pâle mais qu'une
détente avait remplacé la tension inquiète qui existait quelques
mois auparavant sur son visage. Je le revis plusieurs fois et
ses calculs ne sont pas, que je sache, réapparus.
Une
action sur la peau
La peau est très souvent révélatrice de notre santé et des conditions
psychologiques dans lesquelles nous évoluons.
Un homme de 40 ans avait depuis huit mois des démangeaisons insupportables
aux mains, aux avants-bras. Il lui arrivait de se gratter jusqu'au
sang. Ayant consulté un dermatologue, il apprit qu'il s'agissait
d'eczéma et de psoriasis. Le traitement indiqué appliqué pendant
trois mois ne fit malheureusement pas grand effet ; ayant entendu
parler des fleurs de Bach, il demanda à les essayer. Après entretien,
je lui proposai, compte tenu de son apparence raide et de son
caractère égocentrique, rude et intolérant de faire des lotions
et d'absorber aussi par voie buccale Verveine, Hêtre, Eau de Roche,
Impatience, Bruyère. Ceci lui réussit assez bien puisqu'en quelques
jours les démangeaisons cessèrent et quelques semaines plus tard
le psoriasis disparut. Dans le même temps, il était devenu plus
affable et souriant et ses proches avaient constaté un notable
changement d'attitude à leur égard.
Torticolis
et douleurs articulaires
Voici deux emplois d'élixirs floraux avec résolutions rapides
:
Une dame d'une trentaine d'année vient me voir pour un torticolis
douloureux qui vient de se déclarer ; je lui demande l'origIne
de son mal et ne pouvant pas la tracer précisément, je lui indique
I'élixir de Lilas que j'utilise dans tous les cas de douleurs
vertébrales et dorsales. Elle l'applique directement sur la surface
douloureuse, et je vois la tête se redresser et se remettre à
sa place au lieu de la position de moindre douleur qu'elle occupait
encore trois minutes avant, les muscles du cou endolori s'etant
décontractés.
Une autre fois, pendant un stage de fleurs de Bach dans le Queyras,
après une marche en montagne d'une journée, surpris par un orage
et obligé de traverser un troupeau de vaches en trans.humance,
le groupe de douze personnes arrive exténuée physIquement et psychologiquement
au lieu du rendez-vous avec l'autocar qui va nous reconduire au
gîte d'étape. Les jambes sont en coton et les douleurs articulaires
se font sentir au niveau des chevilles et des rotules, les muscles
sont parfois presque tétanisés. Je me souviens alors avoir apporté
pour ce genre d'occasion une bouteIlle de Pissenlit. J'en mets
la valeur d'une pipette dans le creux de ma main et j'en passe
sur mes chevilles douloureuses ; très vite, une minute peut-être,
mes douleurs disparaissent. J'en propose alors aux stagiaires
qui opèrent de même et qui ressentent eux aussi les bienfaits
immédiats et soulageant de l'élixir.
Fatigue
et décalage horaire
Personnellement, j'ai le souvenir de m'être traité avec un élixir
de Tomate, et un autre de Laitue, provenant de la gamme Masters
de Californie ; j'etais épuisé, physiquement et ma fatigue avait
tellement abaissé mes défenses immunitaires que j'avais commencé
à développer un rhume qui s'était très vite transformé en bronchite,
une extinction de voix commençait à m'atteindre en meme temps.
Je pris ce jour-là quatre fois de I'élixir de Tomate et dans la
soirée, je sentis très nettement le niveau d'énergie en moi revenir
en un flux profond et puissant ; les petites douleurs disparurent
et je sus dès ce moment que j'étais repassé du bon côté
; le lendemain j'appliquais toutes les heures sur le cou de l'élixir
de Laitue et l'extinction de voix disparut en deux jours.
On voit dans ces exemples que l'application des élixirs en lotion
et en friction opère vite le changement espéré.
Que dire ou penser alors des fatigues contemporaines induites
par les longs voyages en avion avec de grands décalages horaires
qui bouleversent nos rythmes chronobiologiques.
On s'accorde à penser qu'il faut au moins un jour par heure de
décalage horaire pour récupérer.
Or il existe depuis plusieurs années une combinaison d'élixirs
australiens appelés Travel (ce qui signifie voyage) et qui permet
d'annihiler les effets de ce décalage. J'en prends à chaque fois
que je pars loin et en dehors de la fatigue naturelle due aux
conditions de voyage en avion telles que l'étroitesse des sièges,
le manque d'espace en général, les turbulences, les passagers
bruyants. . . je dois dire que je suis capable après une douche
à l'arrivée de recommencer de suite mon travail si je rentre ou
de profiter de mes vacances instantanément quand j'arrive dans
de lointains pays.
L'élixir australien de Mulla Mulla m'a personnellement aussi beaucoup
aidé. Exposé au soleil, je rougissais douloureusement. Depuis
l'utilisation de cet élixir, j'en prends matin et soir pendant
la période où je suis exposé, je n'attrape plus de coups de soleil
mais encore la mélanine que je croyais absente de mon épiderme
remonte à la surface et je bronze !
Thérapies florales et zones cutanées
Dietmar Krämer est thérapeute en Allemagne et l'auteur de Nouvelles
Thérapies avec les fleurs de Bach (éditions Ulmus, 1998).
Cet homme a mis au point, après de patientes années de recherche
et d'études sensitives, une thérapie par les zones cutanées correspondant
aux fleurs de Bach. Voilà qui est révolutionnaire en matière de
fleurs de Bach ! Laissons-le s'exprimer ici :
« Le but d'Edward Bach était de supprimer les causes psychiques
afin de faire disparaître les conséquences physiques. Pour y parvenir,
il ne se limita pas à l'utilisation interne de ses remèdes, mais
les appliqua aussi en compresses ou en frictions sur les endroits
atteints. Il écrivit : En cas de douleurs, raideur, inflammation
ou tout autre douleur locale, il convient de compléter le traitement
par une lotion. On met quelques gouttes du remède dans une coupelle
d'eau, on en imprègne un morceau de tissu dont on recouvre I'endroit
malade ; si besoin est, on peut ré humidifier les tissus de temps
en temps. Choisir la bonne fleur parmi plusieurs en posant des
questions ou bien interpréter des symptômes à I'aide du langage
des organes, tout cela n'est plus nécessaire ; le remède possible
se lit directement sur le corps; il suffit de localiser les douleurs...
« De fait, les émotions négatives apparaissent dans l'enveloppe
énergétique qui nous entoure (l'aura), mais parfois, selon leur
intensité et leur durée, notre enveloppe physique s'en ressent
également. La peau devient alors le miroir de nos sentiments.
« C'est ainsi que l'énervement se traduit par des rougissements,
que le trouble provoque la pâleur et que le manque d'assurance
entraîne une sudation excessive.
« Le fait que nous ne nous sentions pas bien dans notre peau se
reflète, selon la nature des émotions suscitées, sous forme de
trouble. Le sentiment d'être souillé est lié aux impuretés de
la peau qu'il provoque. Si nous nous isolons de notre entourage,
notre peau devient squameuse et forme une véritable carapace.
« Nos sentiments intimes, les soucis qui nous tracassent chaque
jour, petits et grands, nos problèmes et nos conflits intérieurs
ne restent donc pas cachés; "La maladie rend honnête", dit-on.
« Souvent, notre peau révèle même ce que nous essayons péniblement
de cacher aux autres. On traitera donc les émo- tions négatives
où elles sont le plus visibles, sur le visage.
« Edward Bach utilisait déjà ses fleurs aux mêmes fins. Nora Weeks
écrit : Un patient de quarante ans avait sur le front une vilaine
verrue qui le dérangeait beaucoup. C'était un homme jovial qui
se sentait surtout bien lorsqu'il était avec ses amis; avec eux,
il discutait de tout et de rien, mais il pouvait également leur
parler de son état de santé. Cette attitude émotionnelle fondamentale
correspondait à Heather. Edward Bach lui prescrivit ce remède
sous forme de lotion. Trois semaines après le début du traitement,
la verrue avait presque totalement disparu sans laisser la moindre
cicatrice.
« Jens-Erik R. Petersen relate un autre traitement cosmé- tique
avec les fleurs de Bach : Jeune fille, 12 ans. L'enfant avait
des boutons sur le visage. Le médecin rassurait la mère que les
boutons disparaîtraient peu à peu, mais ta jeune fille était très
malheureuse et avait perdu toute confiance en elle. C'était une
enfant calme, réservée, toujours plongée dans des rêves diurnes.
Pour soigner son état général et sa tendance à rêver pendant la
journée, on lui prescrivit de la Clematis. La jeune fille réagit
rapidement. Elle devint plus vive et s'intéressa plus à ce qui
se passait à l'école et chez ses parents. D'après ce que rapporte
sa mère, elle montra même beaucoup de zèle à faire certaines choses.
Les boutons disparurent totalement une fois que la deuxième bouteille
de remède fut vide. »
Critères
pour choisir les fleurs
« Les critères pour choisir les fleurs sont les suivants :
1) Lorsqu'on utilise le remède type, comme le montrent les exemples
ci-dessus, il est possible d'obtenir des résultats positifs à
tous les endroits du corps, indépendamment de la topographie des
zones cutanées, et ceci aussi bien par usage externe que par prise
interne.
« Le remède type nest pas toujours connu au début de la thérapie
; on peut donc essayer de combiner dans une crème quelques-unes
des fleurs déterminées par l'intermédiaire des questions posees
au patient.
2) Le langage des organes fournit souvent des indications précises
sur le comportement psychique qui a entraîné le problème dermique.
Une peau très sensible signale par exemple qu'il s'agit probablement
d'une personne très vulnérable de type Star of Bethlehem.
« Si l'on compare les fleurs déterminées grâce aux questions posées
aux patients avec les fleurs qu'indique le langage des organes,
on trouve les fleurs en rapport avec la maladie de peau. On les
utilise alors sous forme de crème en complément du mélange de
fleurs prescrit en prise orale. Dans ce cas, contrairement au
traitement des troubles physiques par l'intermédiaire de la peau,
on peut combiner plus de trois fleurs dans une crème.
3) La topographie des zones cutanées offre une autre possibili-
té de reconnaître les symptômes psychiques négatifs se trouvant
à la base d'une maladie de peau.
« Des rides sur la lèvre supérieure indiquent un état Willow projeté
sur la peau. Si la haine est également de la partie, les rides
s'étendent jusqu'aux coins de la bouche et continuent jusqu'à
la zone Holly où elles sillonnent profondément la peau. Il se
peut que les émotions négatives à l'origine de ces rides aient
disparu depuis longtemps, mais les traces profondes que la haine
a laissées dans la peau demeurent visibles. »
Ce livre est important et novateur puisqu'il nous propose de traiter
les problèmes psychiques à l'endroit du corps où ils se répercutent,
c'est-à-dire là où nous constatons la souffrance physique.
Conclusion
Ainsi que nous l'avons vu, il ya deux grands types de remèdes,
les uns sont reliés aux traits caractéristiques de la personnalité,
les autres agissent sur les états psychiques transitoires. Ces
derniers se rapportent à des attitudes qui ne sont pas essentielles
au caractère de la personne mais qui sont fortement ancrées dans
son comportement.
Inévitablement, il ya des maladies que cette forme de médecine
ne peut guérir et des circonstances pour lesquelles d'autres méthodes
de traitement sont plus adaptées. Mais cependant, les élixirs
floraux peuvent êtres utilisés dans presque toutes les circonstances
et il est essentiel de rappeler à la fois leur parfaite innocuité
et leur grande efficacité.
1.
Il
faut replacer le Dr Bach dans le contexte culturel de son époque
où la notion de péché est omniprésente. Aujourd'hui on se réfère
plus volontiers aux caractétistiques de l'« ego » ; mais la modalité
de l'introspection reste la même.
Gérard
Wolf est un des meilleurs spécialistes français des élixirs floraux.
Il anime « Fleurs, Essences et Harmonie» qui distribue les élixirs
dont il est ici question
- 75 bis, av. de Waqram, 75017 Paris, tél. : 01 48 88 95 05.
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