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La
vision lumineuse ? " Rien de nouveau
sous le soleil ", ronchonnent les pessimistes, et pourtant : qui
eût prédit la fin pacifique du communisme russe ? Et la dissolution
de l'apartheid ? Les exemples abondent où l'inattendu du monde
s'avère plus généreux que nos prévisions. Si j'applique cet état
d'esprit à notre avenir, que vois-je ? Des synchronicités inouïes,
des résonances à travers le temps et l'espace, révélant (peu à
peu, comme dans le baquet du photographe) une humanité incroyablement
riche, adolescente souvent, mais drôle, musicale, dansante, amoureuse,
canaille aussi, bien sûr...
La
vision sombre ? Le journalisme est un métier fantastique,
et en même temps, comme il est pénible de constater quotidiennement
à quel point nous sommes conformistes, superficiels, inconséquents...
Et dire que l'avenir dépend des "grands communicateurs" !
C'est ainsi
que je participe à la maladie du monde chaque fois
que mes faiblesses me font céder à la pression aliénante de ce
que Simone Weil appelait " la grosse bête ", l'instinct grégaire
qui maintient la cohésion du troupeau mais freine l'éveil et peut
rendre parano. À l'inverse, je participe, à ma mesure, à
la santé du monde chaque fois qu'à la recherche d'un jaillissement
d'énergie et d'inspiration, je rapporte aux miens un récit exemplaire
de la beauté de l'humain et de la vie.
Une
image : pour
représenter les femmes, qui ont sauvé l'humanité du XXème
siècle,
ces "gitanes" d'Otto Müller.
Mon
rêve serait de voir le Maghreb se pacifier et devenir
une vaste et nouvelle Andalousie, un jardin pluri-ethnique, artistique
et spirituel. Cela changerait tout.
Lieu
privilégié : Les îles grecques, peut-être Lesbos, mais
je n'y suis pas allé depuis longtemps...
Lieu
magique : quelque part sur une mer delphinienne, avec
ma femme, mes quatre enfants, ma toujours jeune maman, et toutes
les familles de mes cinq frères et soeur, qui vivent dispersés
de par le monde, et que je n'ai plus vus réunis depuis bien des
années...
Livres
: Ceux
d'Henri Miller, de Boulgakov et de Nikos Kasantsakis.
Films : Barberousse
de Kurosawa, Le Fleuve de Jean Renoir, Latchodrome de Toni Gatlif.
Musiques : Les
intégrales de Fela Anikulapo Kuti et de Mozart. Des musiques populaires
marocaines.
Techniques :
L'exercice
de l'algue (wakamé) enseignée par le shintaïdo, art gestuel dérivé
du karaté.
Associations :
La
Société des Gens de Gestes, qu'avec Albert Palma, Arthur H. et
quelques autres nous animons à longueur d'année.
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