|
Ma
vision positive (elle est un peu
utopique je le reconnais, mais pourquoi, à l'aube d'un nouveau
millénaire, ne pas rêver un peu ?) : Une planète en paix, vivant
sous l'égide bénévole d'une Organisation des Nations unies reformée
où n'existent plus d'États-nations, mais de souples confédérations
fondées sur le bio-régionalisme. Il y a eu un désarmement général
global.
Ma
vision négative: Une planète aseptisée, où les États-nations
ont été remplacés par un système de gouvernement mondial géré
par les dix plus grandes multinationales du monde. La fast food
est devenue obligatoire et la nourriture bio interdite, ainsi
que les chansons de Georges Brassens... Il est également interdit
de lire de la poésie, d'avoir les cheveux longs, et d'utiliser
l'énergie solaire...
Je pense
contribuer à la santé du monde, modestement certes, mais
avec conviction, en pratiquant la méditation et la prière, en
étant le plus possible végétarien, et en essayant de pratiquer
la bonté et la tolérance. En célébrant, dans la joie, la convivialité
et l'amitié. En travaillant pour une fondation écologiste, et
en envoyant ma contribution annuelle à des organisations comme
Amnesty International, Greenpeace ou Defenders of Wildlife.
Je
continue hélas à contribuer à sa maladie en conduisant
presque chaque jour une voiture qui brûle de l'essence et contribue
ainsi à la pollution de la planète. Aussi en tombant trop souvent
encore dans la douce ornière de la consommation. Prudemment optimiste,
je pense que l'espèce humaine est depuis son origine en voie d'évolution
ascendante avec, c'est vrai, des hoquets et des accrocs non négligeables.
Notre siècle en a eu son plein, depuis Auschwitz et les camps
du Goulag en passant par la Bosnie et le Rwanda, et il est inutile
d'y revenir. Mais en se plaçant dans une perspective plus large,
je pense qu'en tant qu'espèce nous évoluons dans le bon sens.
Nous avons, après tout, mis au rebut l'anthropophagie, fort en
vogue à l'âge des cavernes nous disent les paléontologues, et
encore pratiquée il n'y a pas si longtemps. Aujourd'hui, l'idée
de manger son semblable nous paraît abominable. Nous avons aussi
rejeté d'autres abominations qui furent monnaie courante dans
le passé : condamnations au bûcher, autodafé et la question préalable
c'est-à-dire la torture systématique des prisonniers. Nous
avons aboli l'esclavage, florissant il y a deux siècles à peine...
Bref, la liste est longue de nos progrès. C'est ce qui m'incite
à penser que nous pouvons aller plus loin encore et faire cette
fois un grand pas : abolir la guerre une fois pour toutes.C'est
mon souhait pour le nouveau millénaire.
Mon
icône: Si je ne pouvais emporter
qu'une image dans le nouveau millénaire, ce serait quoi ? J'ai
longuement hésité sur cette question sans pouvoir me décider,
trois images s'imprimant dans mon esprit avec une puissance égale.
La première est la célèbre photo de la Terre prise de l'espace
et popularisée par la NASA. L'astronome Fred Hoyle avait prévu
l'impact de cette image bien avant les missions Apollo : " Lorsqu'une
photo de la Terre prise depuis l'espace sera disponible [...]
lorsque l'isolation absolue de la Terre deviendra évidente [...]
naîtra alors l'une des plus fortes idées de l'histoire. " Cette
photo populaire, reproduite des millions de fois, symbolise pour
moi la naissance de notre conscience planétaire. La seconde image
qui me vient à l'esprit est le signe Om en sanskrit, qui me rappelle
tout ce que j'ai puisé comme enseignements dans les sagesses de
l'Inde millénaire. La troisième image, enfin, est celle du Bouddha
en méditation assise. Cette image sereine emplit mon coeur et
mon esprit, elle est pour moi symbole d'espoir.
 |
Livres:
Si je ne pouvais emporter qu'un sac à dos pour mon voyage au-delà
de l'an 2000, j'y mettrais les livres suivants : le Tao Te
King de Lao Tseu, Le Phénomène humain de Teilhard de
Chardin, The Four Fold Way d'Angeles Arrien, et Black
Elk Speaks de Black Elk. Les poèmes de Mechthild de Madgebourg,
Kabir, Mirabai et Bibi Hayati. Les oeuvres complètes de Rûmi,
Rilke, Tagore et surtout mon poète préféré : Pablo Neruda.
Films: Les
Visiteurs du soir
de Marcel Carné et Les Enfants du Paradis, pour Arletty.
Tous les films de Kurosawa (surtout Les Sept Samouraïs),
quelques-uns de Truffaut et de Louis Malle, et ceux de Satyajit
Ray. Les oeuvres de Fellini, une poignée de films de la nouvelle
vague italienne pour la nostalgie, et Certains l'aiment chaud,
de Billy Wilder, pour Marylin jouant l'ukulélé.
Musiques: Les
opéras de Puccini (surtout La Bohème et Tosca) et Carmen de Bizet.
Les chansons de Georges Brassens et la musique d'Hildegard von
Bingen. La musique dévotionnelle de Nusrat Fatheh Ali Khan, le
Sergent Pepper des Beatles, beaucoup de World Music et les disques
de Jai Uttal. Trucs, techniques... Méditation assise. Hatha yoga,
chant du mantra "Om Mani Padmé Hum", marche en montagne.
Internet:
Je ne navigue pas assez sur l'Internet pour avoir une opinion
valable. Associations. Amnesty International, Greenpeace, Robin
des Bois, et toutes les associations écologiques et de défense
des droits des animaux.
Autres: Une
petite statue du Bouddha.
accès
aux autres auteurs
|