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Ma
vision positive des mutations à
venir dans la sphère des actions : comprendre que l'apparition
de la pensée réfléchie s'inscrit dans des mécanismes différents
du hasard source d'ordre, et qu'une meilleure compréhension de
ces mécanismes (convergence des diversités d'un même fond évolutif
d'origine universelle) éveille la connaissance de la nature humaine
sur la nature humaine. Les implications éthiques et ontologiques
deviennent immédiates.
Ma
vision négative : Refus d'admettre autre chose
que la thèse du hasard source d'ordre, effets inévitables de l'entropie
qui est une condition de naissance universelle contre laquelle
la conscience humaine ne peut rien faire, à la différence de l'évolution
universelle qui s'en sort depuis quinze milliards d'années.
Ma
contribution à la santé du monde : Dépasser l'étude des
symptômes pour essayer de comprendre l'étiologie (origine des
causes), c'est-à-dire aller au-delà de la description des phénomènes
pour tenter de remonter aux causalités passées qui ne sont pas
étrangères au devenir de la nature humaine.
Ma contribution à sa maladie : En me taisant, faire
le jeu d'un silence intellectuel qui cherche à préserver une vision
théorique de l'évolution (hasard source d'ordre) au détriment
de la compréhension des millions d'enfants qui mettent en lumière
notre ignorance des processus évolutifs de l'ontogenèse crânienne
affectée par des déséquilibres de la croissance du visage, inexpliqués.
Mon
rêve secret : Que l'entropie qui tresse notre existence
biologique ne soit pas l'ultime condition universelle et que le
monde soit différent de ce que notre crible cérébral de primate
perçoit, exponentiellement proportionnel à l'entropie.
Mes
icônes : Les premières et dernières images du film L'Odyssée
2001 : des primates devant un objet insaisissable, planté dans
la terre, insolite, présentant une perfection inexistante sur
la planète, même à l'état cristallin. Éveil de la curiosité de
l'animal qui conduit, en fin de compte, à la dernière image d'une
planète placentaire portant foetus humain qui, déjà, a les yeux
ouverts sur l'univers.
On découvre que ces objets insolites sont comme des spermatozoïdes
qui fécondent au hasard des planètes-ovules, des êtres qui vivent
à leur surface, sensibles à la présence de ces objets étrangers.
Ce continuum a quelque chose de visionnaire, lorsqu'on comprend
qu'en tout être vivant, et l'humain compris, il existe une origine
préterrestre des processus évolutifs d'organisation de la complexité,
qui se transmettent sur la fine pellicule de la croûte terrestre
avec l'évolution des embryons en milieu intra-utérin. Ces processus
correspondent, au minimum, aux phénomènes d'intégration des paliers
d'organisation de l'histoire universelle (quarks, atomes, molécules,
cellules, tissus, etc.). On y reconnaît comme une genèse intra-utérine
à la fine surface terrestre, membrane invisible portée par les
mères, l'essentiel de l'évolution macroscopique se déroulant lors
de la vie intra-utérine, et non à la surface terrestre. L'éveil
de la conscience à l'existence se déroule dans un placenta culturel
terrestre, avec l'attente de quelque chose de signifiant. Il manque
toutefois le cordon ombilical, comme dans le film, et le sens
de la gestation. Mais poser la question n'est plus une hérésie
scientifique. Nous attendons mais quoi, ou qui... ?
Le passage
: Qu'importe le lieu s'il y a présence d'âmes.
Livres:
L'oeuvre au noir de
Marguerite Yourcenar. Il contient ce qui me semble traduire le
sens d'une vie humaine.
« Vos doutes et votre foi sont des bulles d'air à la surface,
mais la vérité qui se dépose en nous comme le sel dans une cornue
hasardeuse est en-deçà de l'explication et de la forme, trop chaude
ou trop froide pour la bouche humaine, trop subtile pour la lettre
écrite, et plus précieuse qu'elle. »
Films : Le
Nom de la rose, d'Umberto Ecco filmé par J.-Jacques Anaud.
Étrange poids d'une institution religieuse si lointaine dans l'espace,
mais si prégnante jusque dans le coeur d'un monastère perdu dans
les solitudes terrestres, riche de mémoires initiatiques et d'éternelles
questions humaines, paradoxes, contradictions, trahison des messages
millénaires, tiraillements de multiples niveaux de réalités de
la condition humaine, de la sexualité à la spiritualité, en passant
par l'intellect. Puis un film comique, sans cogitations, qui prend
le quotidien avec recul et humour (style Les Visiteurs).
Musiques : Une
discothèque avec certainement le Concerto pour piano n° 1 de Brahms
puis, au hasard, le Requiem de Fauré, Supertramp, Marianne Faithfull,
Midnight Express, Chopin, Moussorgsky, Vincent d'Indy, Joe Cooker,
Genesis...
Techniques :
Dormir
dans l'herbe chaude de soleil.
Associations :
Emmaüs.
Autres
: Du
papier blanc, un stylo et de l'encre.
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