En kiosque

TROUVER LA REVUE PRES DE CHEZ VOUS

Boutique en ligne
Abonnements
Anciens numéros
Offres spéciales
Téléchargement


paiement sécurisé


   Sondage en cours
Parmi ces douze mots, quels sont les trois termes qui vous paraissent les plus utiles pour affronter et surmonter la crise actuelle ? Merci de vous limiter à un choix de trois :

Résultats | Archives


   S'abonner au Flux Rss
      Flux RSS

   Groupe Facebook
           Facebook

Cultures du monde

Sommaire du dossier :
Ne ratez pas le Grand livre de l’Essentiel !



 Dans le même thème



 Autres thèmes


ou Retour au sommaire des dossiers


Partenaires - Annonceurs





afficher version imprimable Imprimer l'article

Envoyer l'article à un ami
Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)




Comment la science a enfin compris pourquoi le corps, l’esprit et les émotions sont inséparables


Derrière l’apparente naïveté de la pensée positive - « Pour être en forme, soyons optimistes » - se cache en fait le système le plus complexe que nous connaissions dans l’univers : nous-mêmes, vus sous l’angle de notre psycho-neuro-immunologie.

En quelques siècles, l’esprit d’analyse et l’insatiable curiosité des savants avaient fini par nous découper en tranches de plus en plus minces. Et voilà qu’à la frontière extrême de son morcellement, la science bute sur une découverte majeure : jusqu’au fond de nos cellules, notre corps et notre esprit sont inséparables. Les médecins américains ont baptisé cette réunification historique psycho-neuro-immunologie. Certes, le domaine que l’on appelait jusque-là “psycho-somatique” avait déjà fait couler beaucoup d’encre, depuis qu’à la fin des années 50, la science médicale avait reconnu que la volonté de vivre était un facteur déterminant de la guérison de maladies graves, telles que le cancer. Mais beaucoup d’experts se réfugiaient derrière l’« argument placebo ». Celui-ci a fait long feu. On ne peut plus disqualifier l’approche corps-esprit d’un revers de main, en s’esclaffant : « Si ces méthodes soignent 70% des maladies, c’est que celles-ci sont imaginaires ! » Car la frontière entre maladies “réelles” et maladies “imaginaires” est devenue floue - ouvrant sur la nature humaine des perspectives fantastiques. Les exemples abondent, qui prouvent qu’avant d’être bien nourri et médicalement “entretenu”, un corps sain est un corps aimé et aimant, relié au monde, actif et capable de donner du sens à sa vie. Vous trouvez cela évident ? Pour la science officielle, ça ne l’était pas jusque très récemment.

L’expression PNI (psycho-neuro-immunology) est née quand la biologie moléculaire a disposé d’outils assez fins pour pouvoir se rendre compte que les neurotransmetteurs (neurologie), les hormones (endocrinologie) et les anticorps (immunologie) étaient en fait les mêmes molécules, ou des molécules cousines. Cette expression a été utilisée pour la première fois en 1975 par le psychiatre Robert Ader. Mais dès 1964, son confrère George Solomon avait déjà mis en évidence des liens insoupçonnés entre l’activité cérébrale et le système immunitaire. Très schématiquement, ses travaux revenaient à adapter la fameuse méthode de Pavlov (la cloche qui, par effet d’habitude, fait saliver un chien), à la fabrication, non plus de salive ou d’hormone, mais d’anticorps (expériences menées la première fois à l’institut Pasteur de Paris... en 1926 ! mais les temps n’étaient pas mûrs).

Depuis 1983, à la pointe de la PNI, l’unité Norman Cousins de l’université de UCLA se consacre en grande partie aux sidéens survivants à long terme, chez qui a été mis en évidence un faisceau d’aptitudes spécifiques :
-  savoir dire non,
-  donner un sens à sa vie,
-  aimer coopérer,
-  entretenir des amitiés profondes,
-  aider autrui,
-  compatir,
-  accepter la maladie sans perdre le goût de vivre.

Remarquez qu’en France, le préfixe “psycho”, jugé superficiel par les scientifiques purs et durs, a disparu de la formule, remplacé par le beaucoup plus matérialiste ”endocrino” - ce qui donne “neuro-immuno-endocrinologie”... et fait sourire les chercheurs américains. L’un des gros problèmes que pose la “révolution PNI est opérationnel : au niveau hyper subtil des jeux moléculaires, chaque être humain est un système à la fois hypercomplexe et totalement unique. Comment traiter la santé industriellement six milliards de cas uniques ?

À lire :

-  Votre esprit est votre meilleur médecin, éd. Liliane Reuter, éd. Laffont.
-  Médecine psychosomatique, Drs Haynal et Pasini, éd. Masson.
-  La force de guérir, Edouard Zarifian, éd. Odile Jacob
-  L’Instant de la guérison, Christian Flèche et Jean-Jacques Lagardet, éd. Souffle d’or
-  Les mystères du placebo, Patrick Lemoine, éd. Odile Jacob.
-  Psychologies Magazine : “Corps et esprit : les étonnantes interactions entre vos pensées et votre santé ” : http://www.psychologies.com/cfml/do...