N°131
Les signes de la fin
des temps

(175 pages -  18 €)

 

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La publication dans ces pages du colloque « La crise écologique et les signes de la fin des temps » qui a réuni des représentants du World Wild Found, WWF, ces excellents observateurs du drame qui touche notre bio-diversité, ainsi que des membres de diverses communautés religieuses, en particulier chrétienne, tibétaines et musulmanes soufies, permet de confronter des opinions dont certaines se rencontrent rarement. Et c'est le grand mérite du lama Denis Teundrounp, supérieur du monastère tibétain de Karma Ling, que d'avoir initié ces rencontres Islam-Dharma, qui permettent un dialogue fécond et rare, répétons-le, entre l'islam et le bouddhisme face à divers problèmes posés à nos sociétés et à nos consciences, qui se trouvent exposés à chaque fois par des spécialistes du thème concerné.

Par son ampleur, la crise écologique que nous vivons actuellement est l'un des problèmes majeurs que l'humanité doit résoudre. Nous ne pouvons plus rester passifs devant ce drame qui se joue sous nos yeux et qui va toucher de plus en plus nos vies personnelles et collectives. Ainsi que l'a joliment dit Hubert Reeves en parlant du réchauffement planétaire : cela pourrait être une expérience très intéressante à observer, mais le problème est que nous sommes dans l'éprouvette !
Loin de nous l'idée de vouloir rentrer dans le catastrophisme cher aux fondamentalistes de tous poils et toutes tendances religieuses dont le fanatisme se nourrit de prophéties de fin du monde. Nous vivons certes la fin d'un monde mais il ne s'agit pas ici d'élucubrations apocalyptiques mais de vraie réflexion sur la façon dont nous pouvons appréhender, et vivre, cette métamorphose de notre milieu. Nous savons tous, dans cette course un peu folle, et qui va s'accélérant, de notre civilisation actuelle, que nous allons vers un mur de problèmes. Il nous faut donc changer et participer au changement.

 

N°130
Enquête au cœur
de l'être

(190 pages -  16 €)

 

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Dans ses rencontres avec 17 guides spirituels de toutes les confessions et qui sont : Arnaud Desjardins, Joshin Sensei, Annick de Souzenelle, Christian Delorme, Betoule Fekkar Lambiotte, Richard Moss, Andrew Cohen, Arouna Lipschitz, Amma, Lytta Basset, Roland Yuno Rech, Stephen Jourdain, Peter Fenner, Thich Nat Ranh, Mario Mercier, Lee Lozowick, Enzo Bianchi, l' auteur, journaliste, explore avec ses hôtes les expressions et attitudes fondamentales de la vie spirituelle.
Qu'ils soient chrétiens, bouddhistes, musulmans, hindouistes, juifs, chamans ou philosophes laïcs, toutes les personnalités rencontrées, répondent de façon à la fois simple et profonde à des questions sur la quête de sens ; sur le moi de l'ego qui nous isole à la fois de notre moi profond, des autres et de l'univers ; sur la vie quotidienne, source intarissable d'expériences d'éveil ; sur les problèmes psychologiques non résolus qui risquent d' être intensifiés par une recherche mal menée ; sur les diverses méthodes de prière et de méditation, disciplines qui vont aider à saboter le moi superficiel et mesquin et exercent l' être à la lucidité; sur le fait que la plupart du temps « nous ne vivons pas dans le monde mais dans notre monde » (Arnaud Desjardins)..., et nombre d'autres questions essentielles que peuvent rencontrer tous ceux qui cherchent à vivre selon l'esprit et désirent élargir leur conscience.

 



N°129
Donner une âme à
la mondialisation ?

(228 pages -  20 €)

 

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L'idéologie libérale connaît un essor mondial sans précédent, transformant les sociétés les plus hétérogènes en un continuum marchand, désormais connu sous le nom de "mondialisation". Vecteur de progrès pour les uns, vortex destructeur pour les autres, la mondialisation est devenue notre réalité. Mais une question se pose: dans son irrésistible déploiement, le plus formidable télescopage civilisationnel de tous les temps est-il humainement "habité" ? Y a-t-il une âme dans ces flux de marchandises, d'énergie et d'argent, qui déterminent une immense part de l'existence des six milliards d'êtres humains actuellement vivants ? Comment insuffler de la conscience dans ce Léviathan planétaire ? Fondées en 2001 par Faouzi Skali, les Rencontres de Fès - issues des jaillissements intellectuels et spirituels du Festival des musiques sacrées, qui illuminent chaque printemps l'ancienne capitale chérifienne - posent ces questions au cours de débats contradictoires sans équivalents. Discussions entre des hommes et des femmes d'expérience, aux opinions parfois diamétralement opposées, mais acceptant tous les risques transfigurants du dialogue.

De Mike Moore, patron de l'Organisation mondiale du commerce, à Hassan Zaoual, économiste fondateur d'une "théorie des sites" ; de Jacques Lacarrière, écrivain et poète, à Trinh Xuan Thuan, astrophysicien ; de Pierre Rabhi, fondateur du mouvement agro-écologique "Oasis", à Arnaud Desjardins, cinéaste devenu instructeur spirituel ; de Sabah Chraïbi, présidente de l'Association marocaine pour la promotion de l'entreprise féminine, à Edgar Morin, sociologue, et de Katherine Marshall, numéro 3 de la Banque Mondiale, à Thierry de Montbrial, écrivain, ils sont une vingtaine, dont nous avons retenu les interventions aux Rencontres de Fès.

 



N°128
Peut on apprendre
à être heureux ?

(288 pages -  18 €)

 

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Plusieurs ouvrages sont parus à l'automne 2002 qui tous partaient à la chasse du bonheur et dont trois rencontrèrent un succès certain : Vivre content, de Jean-Louis Servan-Schreiber; Qu'est-ce qu'une vie réussie, du philosophe et ministre de l'Éducation Luc Ferry ainsi qu'un petit roman, sorte de Candide moderne : Le Voyage d'Hector ou le secret du bonheur, de François Lelord. Ce genre de vogue éditoriale s'avère courante dans le métier du livre et témoigne toujours d'un besoin profond de la société. Car évidemment personne ne se concerte, ni éditeurs ni auteurs entre eux, et des tas de bouquins sortent sur le même sujet en même temps. Mais que signifie vraiment ce genre de phénomène et en particulier celui-là ?
Il me semble que c'est d'abord le signe d'une inquiétude : en ce début de siècle et de millénaire, on s'aperçoit avec une certaine horreur que le monde parfait rêvé par les utopies du progrès est loin d'être au rendez-vous de l'Histoire. Certes de formidables avancées ont été faites par la médecine, les sciences et la production de biens de consommation. Mais que de dégâts collatéraux! Planète ravagée par la pollution qui touche aussi bien villes que campagnes, accroissement de l'agressivité générale et d'une violence endémique, chômage accru, ruine partielle du système économique, sans oublier les dégâts à venir du fait d'une surpopulation d'autant plus terrifiante qu'elle touche surtout les pays pauvres, « en voies de développement » comme on dit en espérant y croire encore, et qui est la fameuse bombe P , bombe à retardement dont parlait déjà le Club de Rome dans les années soixante-dix. Et puis la mondialisation, inéluctable puisque la rapidité accrue des moyens de transports et de communication ont vraiment rétréci l'espace de notre terre à celui du village planétaire cher
à Marshall Mc Luhan, a accru les disparités et frustrations entre le monde d'en bas et celui d'en haut.
Enfin, la présence d'un terrorisme rampant et efficace, difficile à juguler, prouve la fragilité de nos sociétés incapables de gérer ce que René Guenon, en visionnaire, appelait « la crise du monde moderne ». L'une des raisons qu'il voyait à cette crise allant en s'amplifiant - et les faits lui donnent raison - réside dans la perte de sens. Car où est aujourd'hui l'utopie porteuse ? Dans l'accroissement de la consommation ? Dans la conquête de l'espace ? Dans l'idéologie folle d'un Ben Laden qui émeut pourtant les masses arabes déçues par le miroir aux alouettes que nous leur proposons ? Non. Elle pourrait l'être dans la lutte généralisée contre la pollution, mais la mauvaise volonté de nombre du gouvernants inféodés aux lobbies économiques font que les grands Sommets de la Terre à Rio, Tokyo, et Johannesburg accouchent de souris malgré leur médiatisation.
Alors que se passe-t-il ? Les gens bricolent leurs solutions et suivant le jolie mot d'Alain Houziaux, « tricotent leur vie ». Ils s'inventent leur propre utopie, leur propre quête de bonheur et de sagesse, ils fondent une éthique personnelle, partagée ou non avec d'autres mais réelle, ils renforcent leur moral et leur morale, ils entrent dans des systèmes d'aide, ils font ce qu'ils peuvent chez eux et à la porte de chez eux. Ils balayent dans leur périmètre et tentent, cahin-caha, de trouver des raisons d'espérer et d'avancer, et elles sont nombreuses. Car la vie reste belle si on en voit la beauté, car un sourire changera toujours la face d'un heure ou d'une journée, car la création recèle d'innombrables - et parfois insoupçonnables - beautés naturelles et richesses d'humanité.