Fasciné par l’enfantement, un homme enquête sur les multiples aspects d’une expérience extrême qu’il ne vivra jamais – et pour cause ! –, dont dépend pourtant l’avenir de l’humanité. Son travail court sur une trentaine d’années : d’abord de façon spontanée, lors des naissances de ses quatre enfants ; puis plus professionnellement, quand ses reportages l’amènent à rencontrer les manières très variées qu’ont les femmes de mettre au monde aujourd’hui, des plus naturelles aux plus sophistiquées. Au fil de son enquête, l’auteur se trouve confronté à de surprenants paradoxes, notamment autour de la douleur de l’accouchement et des tentatives de l’effacer par la procréation médicalement assistée : plus la médecine intervient dans la naissance, plus la mère devrait se préparer psychologiquement ; mais plus la mère se prépare, moins elle a besoin d'intervention médicale à la fin. Ainsi apprend-il comment il est possible, si la mère l'accepte, d'entrer en communication profonde avec le bébé qu'elle porte et inviter celui-ci à « danser en elle » ! Il s’interroge aussi avec les grandes traditions spirituelles sur l'incarnation de la conscience et sur le lien profond entre l'érotisme et l'enfantement. Et il explore la façon dont la psyché du bébé prend forme dans le désir conjoint et la pensée de ses parents – ou comment une approche visionnaire, à la fois scientifique et humaniste, peut pacifier la mort d’un nouveau-né ou un avortement. Un livre passionnant, dont l’auteur s’implique en racontant ses propres réactions, au gré d'innombrables rencontres avec des thérapeutes, des accoucheurs, des sages-femmes, des mères, des pères et des bébés de toutes conditions.
Prix 22 € |
• Un thème qui a toujours fasciné : savoir se débrouiller n’importe où, mieux que Robinson Crusoë, en mangeant des plantes sauvages. • Un regard très original sur la crise écologique actuelle : celle d’un homme qui a appris à regarder le monde comme nos ancêtres préhistoriques. • Un auteur que ses recherches culinaires avec certains grands chefs ont rendu populaire dans les plus grands médias.
Ce livre est un entretien avec François Couplan, le meilleur spécialiste mondial des plantes sauvages comestibles. Depuis plus de trente ans, cet homme a montré que l’on pouvait survivre à peu près n’importe où – sur tous les continents, dans les endroits les plus reculés, et même dans le jardin de Central Park – en se nourrissant uniquement de plantes sauvages. Il a publié plus de quarante ouvrages sur le sujet, dont le plus prestigieux est sans doute sa Flore sauvage comestible américaine qui, dans sa version en langue anglaise, constitue la référence n°1 sur ce sujet aux États-Unis. À longueur d’année, il parcourt le monde, sur la piste des connaisseurs de plantes. Cette démarche l’a mis en contact avec les plus anciennes cultures, qui se nourrissent encore partiellement comme dans la préhistoire. Devenu un expert internationalement reconnu, il propose une approche révolutionnaire de la vie. Un retour à nos origines, dont il dit qu’elles ne furent ni affamées, ni austères, mais pleine de santé. Selon lui, les véritables causes de la crise écologique remontent bien avant l’industrialisation : à la révolution néolithique, c’est-à-dire à l’invention de l’agriculture, mère de la civilisation, mais aussi de la guerre et des grandes famines. C’est un point de vue extrême, qui lui fait jeter un regard des plus originaux – un point de vue préhistorique ! – sur la situation actuelle. Par ailleurs, depuis une dizaine d’années, François Couplan est devenu la « référence nature » d’un certain nombre de grands cuisiniers, dont le plus connu est Marc Veyrat, qui a cosigné avec lui plusieurs ouvrages de cuisine utilisant les plantes sauvages comme ingrédients essentiels. Ce compagnonnage smart est l’une des explications de la présence assez fréquente de Couplan dans les médias. L’explication du succès de cet auteur est l’intérêt grandissant que le public porte aux produits naturels. S’ils sont sauvages, c’est encore mieux. Les recherches montrent qu’une plante sauvage contient dix fois plus d’éléments bénéfiques à la santé qu’une plante cultivée. D’autre part, à une époque ou toutes sortes d’incertitudes inquiétantes planent sur notre avenir, beaucoup de gens aiment l’idée qu’ils pourraient survivre n’importe où, comme François Couplan le démontre en organisant régulièrement des stages de survie (parallèlement à ses stages de gastronomie). Nous nous sommes entretenus avec lui sur son parcours très singulier et sur le regard que pose sur le monde d’aujourd’hui un homme qui s’entraîne à longueur d’année à se nourrir comme nos ancêtres préhistoriques.
Site de François Couplan : www.couplan.com
Prix 19.50 € |
La science permet-elle aujourd’hui d’expliquer l’origine du monde sans faire appel à un facteur extérieur et transcendant ? Ce livre d'entretien, mené par Patrice van Eersel, est organisé autour de cette question comme une joute. Le premier à entrer en lice est l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan, qui développe une théorie révolutionnaire, le « Principe anthropique fort » dont il est le champion. Selon cette théorie, il y avait, à l'origine de l’univers, une probabilité statistiquement nulle (une chance sur un milliard de milliards de milliards de milliards de milliards) pour que, du Big Bang, sortent des atomes, puis des nuages d'hydrogène, puis des étoiles, puis des planètes, puis ce que nous appelons la vie, puis la conscience humaine. Nous ne sommes donc pas les fruits du hasard, nous étions potentiellement en germe dès l’origine du monde. Bouddhiste, Trinh Xuan Thuan ne croit pas exactement en un dieu créateur : pour lui, la vie et la conscience font partie de la nature même du réel.
Interviennent alors cinq autres savant illustres qui, chacun son tour, nous disent ce qu'ils pensent de cette thèse et nous confient leur vision du monde :
- le chimiste et thermodynamicien Ilya Prigogine, prix Nobel mondialement célèbre pour ses « structures dissipatives » (base de la théorie du chaos), n'est pas d'accord avec Trinh Xuan Thuan, parce qu'il conçoit autrement le temps et l’évolution : pour lui, tout phénomène de création est fondamentalement imprévisible et irréversible, du big bang à l’homme, ce qui nous donne une immense liberté et une terrible responsabilité (notre entretien avec lui fut l’un des derniers de sa vie) ; - le biologiste Albert Jacquard n'est pas d'accord non plus parce que, selon lui, notre propre origine échappe par essence à toute représentation et ne peut être appréhendée que par l’humour du paradoxe : reprenant quasiment des termes bergsoniens, c’est à dire la notion de durée subjective, il signale que plus on vieillit plus le temps passe vite et qu’inversement, pour le nouveau-né, le temps tangente l’infini ; - le cybernéticien et biologiste Joël de Rosnay est plus partagé, comprenant que les prémisses philosophiques du Principe anthropique fort puissent séduire, mais leur préférant l’autonomie d’une nouvelle discipline, l’« auto-organisation » – ce qui compte avant tout pour lui, c’est que l’humanité est en train de créer un monde en soi, auto-organisé et en évolution accélérée, que le web préfigure ; - le botaniste Jean-Marie Pelt partage le point de vue de Trinh Xuan Thuan… mais à la condition expresse que l’on englobe la démarche scientifique dans un ensemble plus vaste, où « l'inspiration créatrice » des chercheurs rejoint celle des mystiques : la science en soi, forcément réductionniste, ne peut pas, seule, répondre à la question de l’origine, par essence métaphysique ; - enfin, le médecin et biologiste Henri Atlan critique le dit principe avec véhémence, au nom d’une vision spinozienne, où l’absolue liberté de l’homme exige d’autant plus de courage et de discernement, que le monde est totalement déterminé. Toutes les grandes thèses sur l'origine du cosmos sont présentées dans ce livre. De laquelle – ou de quel mélange d’entre elles – vous sentirez-vous le plus proche ?
Prix 16 € |
Au concept d’« il faut réussir dans la vie » s’est surajouté aujourd’hui celui, plus subtil, de « réussir sa vie », qui implique d’agir efficacement et avec exigence sur soi-même pour mener une existence harmonieuse. Pour nous y aider, l’auteur, consultant international passionné par l’enseignement philosophique issu de la Chine a repris l’illustre traité du Tao Te King, fondateur du taoïsme, écrit il y a 2600 ans par Lao Tseu : il nous en propose une adaptation moderne qu’il commente pour servir aux besoins d’aujourd’hui. Cet ouvrage réfléchit ainsi sur les multiples façons d’adapter nos réactions émotionnelles, nos stress et nos comportements aux situations les plus diverses, de façon authentique et juste, pour soi et pour les autres. Les 81 chapitres, que l’on peut consulter dans l’ordre ou en désordre, nous amènent à mieux nous connaître nous-même en développant tous ces potentiels enfouis en nous-même et qu’il faut mettre en lumière.
L'auteur : Consultant international, il a animé des centaines de séminaires et séances de coaching et travaillé pour les plus grandes entreprises (IBM, Michelin,…) comme pour de petites structures. Passionné par la Chine et son concept du Tao, sa réflexion dresse un pont entre les savoirs psychologiques et les stratégies d’action de l’Orient et de l’Occident. Prix 21.50 € |
Le dernier-né de la collection Clés, Aide-toi, ton corps t’aidera (Albin Michel) est signé par un duo bien rôdé : la psychanalyste Anne-Marie Filliozat et le médecin Gérard Guasch, deux pionniers d’une approche originale, qui nous apprennent à faire converger nos pensées, nos images intérieures, nos croyances, nos émotions et nos mémoires corporelles pour vivre mieux.
Prix 16 € |